Nuit agitée : une vingtaine d'interpellations
Les incidents ont commencé mardi soir vers 23h, ont pris fin vers 2h30 du matin.
Images d'une nuit d'émeute.
par R. L., photos F.B., W.T., J.-M.E. et TiFox. franceantilles.fr 25.02.2009
La tension est montée d’un cran à Fort-de-France ce mardi soir au vingtième jour de grève générale alors que les négociations sur la hausse des bas salaires se poursuivaient en préfecture entre « le collectif du 5 février » et les représentants du patronat.
Au moins cinq véhicules ont été brûlés, de nombreux feux de poubelles ont été allumés et plusieurs magasins ont été pillés et une supérette a été incendiée mais aucun blessé n’est à déplorer, selon un bilan encore provisoire au petit matin.
Ces dérapages ont commencé vers 19h30 lorsque plusieurs manifestants, massés devant les grilles de la préfecture, ont tenté de forcer le passage, mécontents de la lenteur du dialogue social.
Les membres du collectif ont dû quitter la table des négociations pour lancer un premier appel au calme à la foule.
Mais un peu plus tard, vers 23 heures, quelques individus isolés et cagoulés sont revenus pour lancer des bouteilles et des pierres sur les forces de l’ordre postées dans l’enceinte de la préfecture.
La riposte par des tirs de grenade lacrymogène a dissipé la foule mais déclenché des incidents dans toute la ville de la part de groupes de jeunes cagoulés.
L’intervention de 250 policiers et gendarmes à Fort-de-France a permis de ramer le calme vers 2 heures 30 du matin au moment même où se terminaient les négociations en préfecture.
Une vingtaine de personnes ont été interpellées, selon les informations communiquées par la préfecture.
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