Partout, la ville-capitale s'est embrasée hier.
France-Antilles Martinique 07.03.200
A Trénelle, aux Terres-Sainville, à la Place François Mitterrand, devant le Conseil Général... Même la préfecture a été asségiée aux premières heures des émeutes. Le « collectif du 5 février » , protégé par un cordon humain, a quitté la préfecture vers 16 heures pour rejoindre la maison des syndicats. Sur le chemin, des poubelles étaient incendiées.
Vers 17 heures hier soir, les bruits sourds des grenades lacrymogènes résonnaient dans tout Fort-de-France. Face aux gendarmes mobiles, des centaines de personnes, munies de cailloux et de projectiles divers. Partout aussi, la ville était bloquée par des barrières vauban. Une heure plus tard, un impressionnant déploiement de gendarmes mobiles avait réussi à maîtriser le centre-ville qui semblait déserté par les manifestants et les casseurs.
Contrairement à une rumeur qui a, apparemment aussi mis le feu aux poudres hier après-midi, aucun bébé n'est mort suite à un tir de grenade lacrymogène. Le bilan complet des violences n'avait pas été communiqué hier au moment de notre bouclage.
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