22/03/2009 20:18 Commentez cet article
Dans les allées des supermarchés, les fournisseurs comblent les vides dans rayons. Mais d'ici à la fin du mois, les enseignes s'inquiètent pour l'appovisionnement en produit frais. Les prochains containers devraient arriver début avril.
Retour à l'essentiel
- Un gros travail de tri sur les produits périmés
En fin de semaine dernière, une centaine de grandes surfaces ont reçu la visite des équipes de la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. « Nous avons vérifié que plus aucun produit, dont la date limite de consommation était dépassée, ne restait dans les rayons et les chambres froides » , explique Jean Tibilan, directeur de la DGCCRF. Ces produits frais, qu'on peut reconnaître grâce à la mention« à consommer jusqu'au » , doivent impérativement être retirés de la vente après la date indiquée, sous peine de sanctions.
En revanche, les consommateurs risquent de trouver dans les rayons des produits (tels que biscotte, jus en brique, etc.) dont la date limite d'utilisation optimale (DLUO) est dépassée. Reconnaissables grâce à la formule « à consommer de préférence avant le » , ils peuvent être vendus et consommés sans risque, après la date indiquée.
Dans les rayons, les consommateurs ont vite pris le réflexe et scrutent attentivement les étiquettes. Même certains salariés des grandes surfaces, devançant les réactions d'une clientèle vigilante, ramènent à la réserve les produits dont la DLUO est passée. Une précaution inutile, estime Jean Tibilan, de la DGCCRF, car ces produits restent sains quelque temps après la date, contrairement aux produits frais où se développent des bactéries.
- Les oeufs rationnés en attendant les containers
L'île ne compte qu'un seul producteur d'oeufs frais. Alors que les containers n'arriveront pas avant la fin du mois, Martinique Aviculture doit donc faire face à une explosion de la demande. La solution pour contenter le plus grand nombre : rationner et livrer plus vite.
« Nous avons 165 000 poules pondeuses, qui permettent de couvrir 60% des besoins en Martinique, détaille Jérôme Dauchy, le directeur financier de l'entreprise. » Grâce à un stock de 500 000 oeufs au début du conflit, l'entreprise avait pu alimenter les petits magasins. Au bout de trois semaines, les stocks avaient fondu, « car en l'absence de viande, les gens se sont beaucoup reportés sur les oeufs » .
Aujourd'hui, Martinique Aviculture fonctionne donc à flux tendu : « 120 000 à 130 000 oeufs sont pondus par jour, mais c'est insuffisant, indique Jérôme Dauchy. Nous sommes obligés de répartir entre les grandes surfaces : elles reçoivent environ 50 à 60% de leur commande. » Face à l'impression de pénurie, les rayons d'oeufs frais se vident donc d'autant plus vite.
France-Antilles Martinique 19.03.2009
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